Avec des origines qui remontent en 1830, la voiture électrique gagne en intérêt et est aujourd’hui en plein essor. Son arrivée apporte une série de changements sur le marché de l’automobile. Jusqu’en 2019, la part des nouvelles immatriculations de véhicules 100 % électriques et des modèles hybrides rechargeables ne dépassait pas 10 % au sein de l’Union européenne. Ce taux s’établit ensuite à 23 %, rien que pour l’année 2023. Avec la hausse constante de la demande, l’avenir de la voiture électrique s’annonce prometteur malgré quelques petits bémols.
Les successeurs des voitures thermiques ?
Aussi surprenant soit-il, l’avenir de la voiture électrique est étroitement lié à celui du véhicule thermique. Dans le cadre du Plan climat de l’Union européenne axé sur la transition énergétique, la vente de voitures équipées de moteurs essence ou diesel sera interdire à partir de 2035. Bien qu’elle soit encore susceptible de changer, la décision européenne chamboule aussi bien les gouvernements que les constructeurs automobiles. L’objectif est de réduire la dépendance de l’Union européenne aux hydrocarbures et aux énergies fossiles.
À titre d’exemple, le Gouvernement français a récemment mis en place un plan d’aide pour les industriels de l’automobile afin de les encourager à s’engager dans la transition vers la mobilité électrique. Le Plan France 2030 prévoit entre autres une amélioration du processus de recyclage des batteries ainsi qu’une aide financière de 100 millions d’euros pour les constructeurs de véhicules électriques.
L’impact environnemental des voitures électriques
Les questions environnementales conditionnent l’avenir des voitures électriques. D’après l’ONG International Council on Clean Transportation (ICCT), ces dernières émettent jusqu’à 81 % de CO2 en moins que les versions thermiques sur l’intégralité de son cycle de vie. En revanche, son impact carbone est assez significatif.
La pollution émise par les voitures électriques se manifeste avant tout au niveau de la production, notamment lors de la fabrication des batteries lithium-ion. L’accumulateur d’énergie se compose essentiellement de lithium et de cobalt. En plus d’être extrêmement polluante, l’extraction de ces matériaux disponibles en quantités limitées est également coûteuse.
L’accès à ces ressources rares est également susceptible de créer des tensions géopolitiques. À titre de référence, la Chine produit près de 75 % des batteries équipant les véhicules électriques. La plus importante réserve de cobalt au monde se trouve au Congo. Par conséquent, l’impact carbone lié à la production d’un véhicule électrique est deux à trois fois supérieur que celle d’un modèle thermique équivalent. La dépendance à l’électricité et le recours à des métaux critiques augmentent également l’émission de gaz à effet de serre.
Par ailleurs, la voiture électrique marque des points sur la durée de vie. Selon l’ADEME, son impact carbone en roulant sur les routes françaises est trois fois inférieur à celui d’un véhicule thermique équivalent. Ce moyen de locomotion nouvelle génération promet ensuite une meilleure qualité de l’air. Les moteurs électriques ne libèrent pas de polluants d’échappement, notamment des particules d’oxydes d’azote.
Les politiques publiques sur les voitures électriques
Depuis quelques années, le gouvernement français a mis en place un certain nombre de dispositifs dans le but d’inciter les consommateurs et les constructeurs automobiles à passer à l’électrique.
Les aides gouvernementales
Comme on le sait tous, le prix d’achat d’une voiture électrique est nettement plus élevé que celui d’un modèle thermique. Plusieurs facteurs justifient cet écart de prix. Les technologies nécessaires à la fabrication de ce type de véhicule sont, en effet, relativement onéreuses. Les coûts liés à la recherche et le développement sont également exorbitants, en particulier l’amélioration des performances globales du véhicule et de l’autonomie de la batterie. Les aides gouvernementales visent donc à combler cet écart.
Le bonus écologique facilite l’achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable neuve. Le montant attribué dépend du type de véhicule et de l’émission de CO2, pour un plafond pouvant atteindre jusqu’à 7 000 €. La prime à la conversion s’adresse pour sa part aux ménages modestes qui projettent de remplacer leurs anciens véhicules à moteur essence ou diesel par des versions électriques ou hybrides rechargeables. Au niveau des collectivités locales, les aides supplémentaires se présentent sous forme de subventions, de réductions sur la taxe foncière ou de places de parking gratuites.
La multiplication des infrastructures de recharge
Bien qu’elle se branche facilement sur une prise de courant standard, la voiture électrique doit être rechargée en moyenne tous les 200 kilomètres. Des points de recharge rapides sont donc indispensables pour répondre à ce besoin. Dans l’Hexagone, l’objectif des 100 000 bornes dans l’espace public a été atteint en 2023, contre 54 000 stations au début de l’année 2022.
Le prochain défi de l’État serait de comptabiliser 400 000 bornes de recharges à l’horizon 2027. Au même rang que le Pays-Bas et l’Allemagne, la France figure aujourd’hui parmi les premiers pays européens à disposer d’un parc de recharge pour voiture électrique relativement fourni.
Voitures électriques : un futur prometteur malgré les défis
La voiture électrique s’impose comme une solution moins polluante face aux véhicules thermiques, avec un avenir encouragé par des politiques publiques et des infrastructures de recharge en pleine expansion. Bien que l’impact environnemental lié à la production des batteries reste un défi à surmonter, les avantages en termes de réduction des émissions de CO2 et d’amélioration de la qualité de l’air rendent la transition vers la mobilité électrique incontournable pour un avenir durable.
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